Jour 1 : De Moirans à la roulotte en bois
Il est 13h43 lorsque nous quittons la gare de Moirans, sacoches chargées et sourires aux lèvres. Le soleil de printemps commence à chauffer, mais l’excitation de la première sortie bikepacking de l’année nous maintient en mouvement. Les enfants, 7 et 10 ans, découvrent leurs nouveaux vélos en condition voyage (un 20 pouces pour le plus jeune, un 24 pouces pour l’aîné). Après les petites balades autour du village, voici venu le temps des grandes aventures.

Nous empruntons des routes tranquilles pour rejoindre La Belle Via, une voie verte qui serpente au pied du massif du Vercors. Le ciel est d’un bleu éclatant, les oiseaux chantent, et la vue sur les falaises calcaires du Vercors est à couper le souffle. Les kilomètres défilent, rythmés par les coups de pédales continus. Après 10 km, première vraie pause au bord de l’Isère : une barre énergétique, une gorgée d’eau, et l’envie d’enchaîner.

La voie verte nous éloigne progressivement de la rivière à travers les cultures des noix pour grimper jusqu’au village de Vinay. Après cette montée imposée nous avons le droit à une longue descente vers l’Isère.

Nous reprenons quelques forces le temps de petite pause. Puis, il faut affronter la dernière ascension : 100 mètres de dénivelé sur le dernier kilomètre pour atteindre notre destination, une roulotte en bois perchée à 310 mètres d’altitude. Les jambes brûlent, mais l’excitation de découvrir notre refuge efface toute fatigue.

Cette roulotte en bois est très cosy avec 3 couchages au fond, une petite cuisine, une petite table à manger, une douche et des toilettes sèches. Nous avons même l’eau chaude et un chauffage que nous avons utilisé au petit matin pour faire sécher nos affaires un peu humide.
Réservée sur booking.com


Bilan de la journée :
- 36 km
- 288 m de dénivelé positif
- 2h35 de pédalage (3h30 avec les pauses)
La propriétaire nous conseille d’aller voir la rivière à pied. Nous découvrons une cascade cristalline, où l’eau translucide ruisselle sur des roches recouvertes de calcaire. Le soleil perçant les frondaisons, nous remontons pieds nus la rivière en marchant entre les mini marmites (cavité naturelle percée dans la roche par l’eau).


Jour 2 : Retour vers Romans-sur-Isère

8h30, le réveil est frais. A 9h39 nous commençons la journée par une descente qui nous glace, mais après avoir traversée l’Isère, la montée réchauffe vite les muscles. Nous reprenons La Belle Via, paisible sur les hauteurs de la rive droite de l’Isère. Les maisons en pierre offrent une vue imprenable : d’un côté, la rivière et le Vercors ; de l’autre, les cultures de noyers.


Après 10 km, nous faisons halte à Saint-Romans pour un petit-déjeuner bien mérité en nous installant sur la terrasse d’une boulangerie. À La Sône, une pause sur un ponton d’aviron nous permet de discuter avec un passionné, de retour d’une sortie en skiff (single scull).

Nous poursuivons ensuite notre voie verte en tentant de voir des martins-pêcheurs qui se font discrets ce jour-là.
Nous enchaînons les kilomètres, longeant le canal de la Bourne. À l’approche d’Eymeux, un coup de fil pour réserver une table dans une auberge… mais le pont est fermé pour travaux.

Déçus, nous poursuivons notre route. À 12 km de Romans-sur-Isère, une passerelle cyclable nous mène vers la dernière ligne droite. Le vent du sud nous fouette le visage, mais l’arrivée est proche.

Enfin, Romans-sur-Isère ! Nous nous installons en terrasse pour un repas bien mérité, suivi d’un glacier en face. La récompense après 45 km et 326 m de dénivelé positif en 3h10 de pédalage (5h avec les pauses).

Bilan du week-end :
- 81 km
- 600 m de dénivelé positif
L’équipement utilisé
Pour ces deux jours, j’ai opté pour:
- des sacoches cavalières Ortlieb spacieuses et imperméables. J’y avais glissé :
- Une salade de riz pour le dîner,
- Des assiettes en aluminium et des couverts,
- Des affaires de rechange pour le lendemain,
- Une sacoche de cadre pour:
- les papiers et affaires accessibles,
- Une poche d’eau de 2 litres

Sacoche de Cadre Restrap Full Frame 7.5L Noir
- Une sacoches de guidon pour les barres énergétiques et compotes.
Le vélo que j’ai utilisé est mon bon vieux gravel Diverge qui cumule maintenant 22800km.
Un regret ? Pas de réchaud ni de machine à café… Malgré la cuisine équipée de la roulotte, le café du matin a manqué !
Épilogue : L’appel de l’aventure… et l’importance de la préparation
Ces deux jours sur La Belle Via ont été bien plus qu’une simple balade à vélo. C’était une plongée dans l’essentiel : le rythme lent des paysages qui défilent, le souffle des enfants à l’assaut des montées, les rencontres inattendues, et cette sensation unique de liberté que procure le bikepacking. Chaque coup de pédale nous a rapprochés un peu plus de la nature, mais aussi les uns des autres.
Pourtant, derrière cette apparente simplicité se cache une réalité exigeante. Une aventure comme celle-ci ne s’improvise pas. Il faut anticiper chaque détail : le choix du matériel, l’itinéraire, les points de ravitaillement, les conditions météo, et même les petits imprévus qui peuvent tout changer. Une sacoche mal ajustée, un repas oublié, ou une montée sous-estimée peuvent transformer un rêve en épreuve.
C’est là que mon expertise entre en jeu. Fort de mon expérience, je peux m’occuper de tout organiser pour vous : du tracé précis à la liste de matériel adaptée, en passant par les astuces pour voyager léger sans rien oublier. Je sais ce qui fonctionne, ce qui ne fonctionne pas, et surtout, comment rendre chaque sortie sûre, confortable et mémorable.
Alors, prêt à vous lancer ? Que ce soit pour une escapade en famille, une aventure solo ou un défi entre amis, le bikepacking est une expérience qui change le regard sur le voyage. Mais n’oubliez pas : la préparation est la clé. Et bonne nouvelle, vous n’êtes pas seul : je suis là pour vous guider, étape par étape.
N’hésitez pas à me contacter pour préparer ensemble votre aventure !






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